premier article
La star Jackie Chan et quelques-uns de ses compagnons vedettes sont descendus dans les rues de Hong Kong et ont marché jusqu'aux quartiers généraux du gouvernement de la ville pour faire savoir leur mécontentement quant à une photo qui a été prise et publiée à l'insu d'une chanteuse pop qui changeait de vêtements à l'arrière d'une scène.
Plusieurs membres de l'industrie du divertissement ont donc pris part au rally et ont protesté contre la violation des droits privés. Les célébrités portaient toutes un chandail noir pour l'occasion et ont pressé les autorités gouvernementales de resserrer les lois visant ce genre de publications.
Cette protestation fait suite à une photo de la chanteuse Gillian Chung qui apparaît en page couverture du tabloïd Easy Finder weekly. La femme est seulement vêtue d'un soutien-gorge, alors qu'elle ajuste ce morceau de vêtement en coulisses après un concert en Malaisie.
De nombreuses plaintes ont été acheminées aux responsables de la ville de Hong Kong depuis la parution du cliché. Un tribunal a déjà jugé indécente l'édition du magazine concerné. Chung a quant à elle demandé une injonction afin d'empêcher la circulation de son image de la sorte et a rapporté l'incident aux autorités policières.
Même s'il croit que les célébrités doivent être responsables des gestes qu'elles posent, Chan considère que le fait de photographier une femme de la sorte est moralement inacceptable.
2 ieme article
ne journée avant la publication du nouveau numéro de Easy Finder Magazine , des célébrités, des membres du gouvernement et des groupes des droits de la femme ont participé à une émission de télévision en masse pour appeller le peuple de Hong Kong à boycotter le magazine après la publication de photos indécentes de Gillian Chung Yan-tung, photos publiées à son insu [voir notre édition de lundi: Ndlr]. «S'il vous plait, n'achetez pas ce magazine» a indiqué Mlle Chung, au bord des larmes alors qu'elle était entourée par quelques-unes des stars les plus importantes de Hong Kong, Jackie Chan, Andy Lau, Tak-wah et Sandra Ng entre autres.
«Ce dont je suis le plus inquiet, c'est le regard à l'avenir de mes fans, qui sont pour la plupart mineurs...» a indiqué Mlle Chung. Les stars ont ensuite participé à une séance photos derrière une bannière marquée "Vie Privée, Dignité ... C'est l'affaire de tous !". Andy Lau a indiqué que relater les faits et gestes publics de stars faisait partie du jeu, mais que de voler des photos de nue dans une loge ne l'était pas. «Si Mlle Chung s'était droguée dans sa loge, et que le magazine désirait le faire savoir, je suis OK, et j'aurais aidé à le faire savoir... mais voler des photos d'une jeune fille nue comme elle, juste pour faire un "scoop", non, je n'accepte pas...». Jackie Chan et les autres stars participantes ont fait ressortir le même sentiment, indiquant que la loi devait désormais protéger les gens, stars ou non, et également les enfants, car ne l'oublions pas, au regard de la loi, Mlle Chung, 19 ans, n'est pas encore majeure.
«Beaucoup de pays d'occident, en Europe... ont créé des lois pour protéger les artistes des actions extrèmes des paparazzi ... pourquoi Hong Kong ne ferait pas la même chose ? » a demandé l'acteur Daniel Wu Yan-zu. N'étant pas certaine du nombre de photos d'elle, changeant ses vêtements, que possédait le magazine, qui pourrait en publier, selon elle, d'autres si rien n'est fait. La maison de disques de Mlle Chung, Emperor Entertainment Group a déjà entammé une procédure contre le magazine, qui a nié pour le moment avoir utilisé des caméras cachées. 20 000 signatures ont déjà été collectées en faveur d'une punition exemplaire contre le magazine.
«Je ne comprends pas pourquoi ces magazines sont autorisés à continuer ...Le gouvernement devrait contrôler mieux les tabloids sensationnalistes et prévenir les abus de liberté de la presse...» a indiqué Yolanda Ng Yuen-ping, porte-parole de l'association pour les droits des femmes à Hong Kong (WRA). De son côté, Easy Finder Magazine , étant en rupture de stock de ce numéro "sensationnel" a ordonné la réimpression de 15 000 copies alors qu'elles se vendent déjà au marché noir sur Internet, et que les photos numérisées sont déjà sur plusieurs sites web.
Plusieurs fans de Mlle Chung ont appelé de leur côté les équipes de ces magazines à refuser ce genre de pratiques et de dire "non". La WRA et d'autres associations appellent de leur côté le gouvernement à saisir les profits réalisés par Easy Finder Magazine avec ces photos et à les donner à une ½uvre de charité. Emperor Entertainment Group a également porté plainte auprès du Conseil de la Presse de Hong Kong, demandant une enquête. Le président du Conseil, Edward Chen a indiqué qu'ils n'avaient pas le pouvoir de pénaliser un membre, mais qu'il allait prendre contact avec le magazine pour demander une explication. Le Conseil se réunira également cette semaine pour décider d'une "condamnation verbale".
Lundi, le secrétaire aux Affaires Intérieures, Patrick Ho Chi-ping a indiqué qu'il avait été irrité par la manière dont les photos d'une jeune fille mineure avaient pu être volées et qu'il ne tolérerait pas ce genre d'agissements, il a indiqué que le gouvernement était désormais à considérer un mode d'action. La Haute Autorité aux Médias (TELA) a pour sa part reçu plus de 2 488 plaintes ce lundi. La police de Hong Kong continue elle d'enquêter avec son homologue malaisienne sur la manière dont les photos ont pu être volées lors d'un concert de Mlle Chung, avec son groupe Twin's , à Kuala Lumpur il y a quinze jours •